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vendredi 17 juin 2016

I WANT TO DO ALL THE THINGS YOUR LUNGS DO SO WELL

Alors que la pluie ne cesse pas de s’acharner sur le sud – J’AI MIGRÉ POUR DU SOLEIL PUTAIN – et que je suis enfermée chez moi avec pour seule compagne une intégrale d’Eros Ramazzotti, j’ai décidé de sauver les meubles et de concocter un petite playlist proprement, en attendant que quelqu’un vienne me sauver. Le thème aujourd’hui, c’est de l’indie-folk-rock tranquillou pour ne rien, mais alors rien branler dans les règles de l’art.


(Avec le temps, la qualité littéraire de mes articles s’améliore nettement, je trouve)
(On retrouve aussi un acharnement au niveau des introductions/bulletins météo)
(Bref. Venons-en au fait)

Whitney – Golden Days : Nos jours heureux.
Vous réentendrez parler d’eux. Un premier album génial, et mon coup de cœur, Golden Days, qui nous donne une nostalgie estivale inexplicable. C’est doux, solaire, un tantinet mélancolique, et ça me donne envie de tomber follement amoureuse.



L’ex The Coral s’est fendu d’un album fabulistique. Ceci est la BO de votre après midi banjo, pour chiller oklm sous le porche de votre maison – que vous n’avez pas, parce que la vie, c’est pas un épisode de Desperate Housewives putain.



The Mumm-Ra – She’s Got You High : Randonnée sur les crètes.
Un morceau sous forme d’une longue montée en puissance, un bon moment pour les oreilles. Mettez la sur cassette pour l’écouter dans la voiture pendant un road trip sauvage sous le soleil.



Un bon petit folk mélancolique et lumineux pour vous accompagner dans les interminables crépuscules estivaux.


Alt-J, c’est l’un des groupes qui nourrit chaque jour ma frustration musicale, quand je me rends compte que non seulement je ne peux pas tout écouter, mais aussi que je passe sûrement à côté de plein de choses, vu que parfois je me mets à adorer des morceaux qui me laissaient indifférente jusque-là, comme cette chanson. Every Other Freckle, c’est … Eh bien, c’est une ode à l’amour charnel. Une sorte de liste mentale et plus ou moins métaphorique de tout ce que l’on aimerait faire à une personne en particulier. L’adoration de quelqu’un, qui nous pousse à vouloir tout connaître d’elle/lui (bibliquement ou non). Il existe deux versions du clip, une féminine et une masculine, et je vous laisse avec la dernière histoire de rétablir un peu d’équilibre dans la balance universelle.



Voilà. Vous êtes bien posey là, je n’en rajoute donc pas plus. 

lundi 4 avril 2016

LET THE SUN SHINE IN

Les beaux jours reviennent, et, sans ironie aucune (ou presque) ça me donne juste envie d'aller courir nue sous les frondaisons. Voici une petite sélection pas bien hype, pas bien récente, mais fort à propos pour aller se rouler dans l'herbe fraîche dans les règles de l'art (avant la prochaine vague de froid sibérien).


Chilli Jesson vous montre la voie

Des anglais, du “rock garage”, signés chez Rough Trade: personnellement il m'en faut peu. Mais si vous souhaitez fêter le printemps autour d'une bière dans un pub à Londres entourés d'individus louches aux dents pétées, vous avez votre bande son.

Don't speak to me in that judgement tone
You're going with me or you're going alone

Cochise – Audioslave: La bourrinade.
C'est le moment tant attendu de ressortir ses lunettes de soleil. On souffle avec un peu d'émotion sur l'épaisse couche de poussière qui s'est accumulée en six mois sur l'étui, avant de poser religieusement ses RayBan/lunettes H&M à 3 euros sur son nez. On passe le pas de sa porte suivi d'une explosion ainsi de Harleys qui sautent dans des cerceaux de feu.

Well, I've been watching, while you've been coughing
I've been drinking life, while you've been nauseous

A Bit of Glue – The Tellers: Colchique dans les prés.
Le morceau mignon et printanier de la liste. Monsieur a perdu son/sa chéri/e et du coup il chouine un peu, sans tout à fait être au trente-sixième dessous. A écouter de préférence allongé dans l'herbe, avec le soleil dans les yeux – je ne plaisante pas, c'est très important.

Oh can't you see that I've tried my best
But now my heart is a bit of a mess



Voilà, comme ça.

Ain't No Rest for the Wicked – Cage the Elephant: Cheveux aux vent, coude à la fenêtre.
J'aime bien les chansons qui racontent une histoire, surtout à propos de gens qui passent vraiment une sale journée. Hop, en trois minutes, on fait un tour dans une vieille bagnole un peu crade sur une route interminable quelque part dans le désert américain – il y a des clichés qui persistent parce qu'ils sont quand même sympas.

You know there ain't no rest for the wicked, money don't grow on trees
We got bills to pay, we got mouths to feed
And ain't nothing in this world for free

Didn't I – Darondo: Le chill mélancolique.
Ce chef d'oeuvre s'écoute en deux temps. D'abord, l'appréciation directe, l'envie de s'arrêter cinq minutes de vivre pour profiter, un peu de surprise. Et puis l'intense nostalgie d'une époque qu'on n'a pas vécu, des vacances qu'on n'a pas prévues, d'amis qu'on ne rencontrera jamais. Parfois les wooowooohooo ne sont pas si entraînants que ça.

Why you wanna leave me baby
I said didn't I treat you right



La classe est ici conséquente.


Vous voilà équipés pour un moment. Vous pouvez retrouver tous les morceaux ainsi que d'autres un peu dans la même veine (à mon sens) sur la playlist Spotify de l'article. N'hésitez pas à me faire part de ce que vous écoutez en ce moment, en attendant je vais faire un feu de joie avec mes manteaux et mes écharpes.